Plusieurs reportages* ont été diffusés dernièrement sur l’homophobie et, par extension, la transphobie qui perdurent dans les établissements scolaires. Bien que la société connaisse des avancées sur ces thèmes et qu’ils ne soient plus tabous, y compris dans l’éducation nationale, l’association SOS homophobie, qui intervient dans les établissements scolaires sur leur demande, note qu’il existe encore énormément d’hostilité lorsque l’on demande aux élèves, anonymement, de réagir sur l’homosexualité. Dans le dernier rapport de la HALDE portant sur le sujet, le risque du « sursuicidalité » des jeunes homosexuels est rappelé, confirmant les propos de la Défenseure des Enfants (que le gouvernement veut faire disparaître). Les actes à caractère homophobes (injures ou agressions) se banalisent dans l’Ecole sans que de réelles sanctions soient souvent prises. Toutefois, petit-à-petit, le ministère prend la question en considération. Depuis deux ans, la lutte contre l’ensemble des discriminations doit être inscrite dans les règlements intérieurs des établissements, en précisant sur quoi peuvent porter les discriminations. En 2009, le ministère de l’Education a lancé une campagne d’affichage, en partenariat avec SIDA info service, pour prévenir la discrimination homophobe. Celui de l’Enseignement Supérieur en a fait de même.
Toutefois, ces quelques (lentes) avancées ne sont pas suffisantes aux yeux de la CGT. Elle est investie dans la lutte contre les LGBTphobies en milieu scolaire par le biais de la FERC (Fédération de l’Education, de la Recherche et de la Culture) qui participe au « collectif éducation contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre » (composé de la FERC CGT, FSU, SGEN CFDT, UNSA Education, FCPE, UNEF, FIDL, UNL). Elle y revendique notamment l’extension des campagnes d’information aux collèges en plus des lycées et des universités, une réelle formation de l’ensemble des personnels sur la lutte contre les discriminations, en particulier celle liée aux LGBTphobies, une formation des élèves sur le même thème dès l’école élémentaire et la défense des personnes discriminées (usagers ou personnels, jeunes ou adultes).
Comme chaque année, le Président de la République adressera ses vœux aux personnels de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Que doit-on en attendre après ceux insipides adressés à la Nation au soir du 31 décembre ?
Un écran de fumée sans aucun doute destiné à masquer la véritable rupture entre les politiques menées en ces domaines les personnels et les usagers.
Ainsi en va-t-il de la réorganisation de l’école (évaluations, Rased…), des réformes du lycée, de la formation des maîtres, de l’absence réelle de reconnaissance du métier d’enseignant à travers le volet salarial notamment proposée par « le nouveau pacte de carrière ».
Ainsi en va-t-il des restructurations de la carte universitaire redessinée autour de Pôles de Recherche et d’Enseignement Supérieur au détriment des plus petits établissements, de l’éclatement du Cnrs, de l’Inserm en instituts, de l’Inra absorbé dans le « consortium » conduisant la recherche publique à un pilotage orienté massivement vers le court terme, y compris en matière d’innovation, à un asservissement aux industriels grâce au financement par les agences.
Au-delà de ces champs, c’est l’ensemble du service public d’éducation et de formation, voir la poursuite du démantèlement des Greta, de l’Afpa, du Cnam, qui est sacrifié par dilution dans les secteurs dits concurrentiels et marchands, c’est l’ensemble du service public culturel qui est balayé par le démantèlement du ministère de la Culture, la baisse des subventions aux opérateurs culturels au nom de la révision générale des politiques publiques.
Tout ceci s’ajoute aux suppressions massives de postes, 34 000 emplois dans la fonction publique de l’Etat dont 16 000 à l’Education Nationale.
Tout ceci s’accompagne de la remise en cause concrète, rapide, des statuts ainsi que des garanties collectives de tous les personnels.
La crise économique et sociale appelle à penser l’évolution des services publics comme réponse aux besoins de notre société, aux besoins de la population. Or, le gouvernement s’obstine à poursuivre sa politique de démantèlement des services publics, à poursuivre sa politique aveugle de suppression d’emplois publics.
Pour toutes ces raisons et comme l’an passé, la Ferc-Cgt décline l’invitation de Nicolas Sarkozy. C’est dans la rue le 21 janvier prochain qu’elle portera ses vœux pour imposer d’autres choix politiques au gouvernement et au patronat en faveur de l’emploi stable dans le privé et le public, des garanties statutaires et / ou collectives, de l’augmentation des salaires et des pensions, du développement des politiques publiques pour répondre aux besoins de la population et non aux exigences des actionnaires !
Montreuil, le 7 janvier 2010
49e Congrès Direction confédérale
Communiqué du Service de Presse de la Cgt mardi 1er décembre 2009
La Commission exécutive confédérale de la Cgt s’est réunie ce jour, 1er décembre 2009, en session ordinaire.
Contrairement à certaines affirmations contenues dans la presse, il n’y avait aucun point relatif à la constitution de la future direction confédérale à l’ordre du jour.
Conformément au processus statutaire, c’est le Comité confédéral national réuni lors du Congrès qui arrêtera ses propositions pour la formation de la Commission exécutive confédérale et du Bureau confédéral, avant le vote des syndicats réunis au 49ème Congrès.
Toute « information » publiée avant la réunion de ces instances n’est que pure spéculation.
Montreuil, le 1er décembre 2009
Les demandes de temps partiels ou de reprise à temps complet doivent être déposées
entre le 17 Novembre 2009 et le 28 Novembre 2009 Inclus
Renseignements au secrétariat de votre établissement
se tiendra un rassemblement le
MERCREDI 21 OCTOBRE 2009 à 17 h 30
Place de la Préfecture à Tours
Venez nombreux appuyer les familles et les jeunes majeurs soutenus par le RESF :
1/ La famille Zagoui, de Joué-les-Tours, originaire du Maroc. L’Obligation de quitter le territoire français qui pèse sur M. Zagoui doit être annulée, et ce dernier doit obtenir une autorisation de travail, et le droit de vivre près de ses enfants, dont certains sont français.
2/ Mme Ahmat, originaire du Tchad. Elle doit pouvoir obtenir un titre de séjour stable, condition indispensable pour bénéficier des prestations sociales, seul moyen pour elle d’assumer la charge de ses trois enfants tout en lui permettant de reprendre sa formation professionnelle, brutalement interrompue en novembre 2008 en raison d’un refus de renouvellement de son titre de séjour.
3/ M. Bat, de nationalité mongole. Il doit pouvoir obtenir un titre de séjour « étudiant », ce qui serait en cohérence avec la reprise en France de ses études d’économie-gestion interrompues depuis qu’il a dû quitter la Mongolie. Ainsi pourrait-il envisager de donner à sa famille, son épouse et ses deux petites filles nées en France, des perspectives d’avenir positives.
4/ Les jeunes lycéens étrangers qui atteignent l’âge de 18 ans, à qui un titre de séjour est indispensable pour poursuivre leur formation et continuer à vivre en famille. Sera évoquée, entre autres, la situation de Zakaria Lakehal, élève au LP Martin Nadaud de Saint-Pierre-des-Corps.
A l’issue de ce rassemblement seront remises à la Préfecture les nombreuses signatures à la pétition en faveur de la famille Zagoui, celles recueillies en faveur de Mme Ahmat, et celles des très nombreux élèves du LP Martin Nadaud en faveur de leur camarade Zakaria.
Améliorer la réussite scolaire de tous les jeunes, il n’y a rien de plus urgent !
Pétition contre les tests ADN
En instaurant des tests ADN pour prouver une filiation dans le cadre d’un regroupement familial, l’amendement Mariani, adopté par l’Assemblée Nationale, fait entrer la génétique dans l’ère d’une utilisation non plus simplement médicale et judiciaire mais dorénavant dévolue au contrôle étatique. Cette nouvelle donne pose trois séries de problèmes fondamentaux.

Le Premier ministre et le ministre du Travail ont donné ce week-end quelques indications sur les mesures qu’ils comptent mettre sur la table en matière de retraite au cours du « rendez-vous » 2010.
On est à peine surpris de constater que ce sont de nouvelles régressions qui sont à l’ordre du jour. Pour tout le monde, il en est ainsi du recul de l’âge légal pour faire valoir ses droits. Pour la CGT, rappelons qu’il ne saurait être question de remettre en cause les 60 ans.
Mais, dans les dispositions évoquées, voici également que resurgit le serpent de mer du calcul de la retraite sur les 6 derniers mois de traitement pour les fonctionnaires.
Autrement dit, sous prétexte d’équité avec les salariés du régime général, on pourrait rallonger la période de référence à 3 ans, voire peut-être davantage.
Faut-il rappeler encore un fois, comme le fait d’ailleurs le Conseil d’Orientation des Retraites, que si le ratio actuel des retraites moyennes nettes sur le revenu d’activité moyen net des fonctionnaires est légèrement supérieur aux cadres du privé, il est nettement inférieur aux non cadres ?
En réalité, rompre avec le principe des 6 derniers mois de traitement, c’est programmer une baisse vertigineuse des pensions des fonctionnaires et c’est mettre à mal le principe même d’une Fonction publique de carrière.
Plus que jamais, l’heure est donc à de nouvelles mobilisations, unitaires, solidaires et puissantes, pour revenir sur les nombreux reculs imposés ces dernières années et obtenir une véritable réforme de progrès.



