Ce qui nous attend
Depuis quelques années se sont accumulées, sur la profession de conseiller
d’orientation psychologue, des menaces sans précédent. Le projet du ministre
Peyrefitte de 1967 (abandonné pour cause de mai 68 !), visait déjà à la disparition
de la profession sous sa forme présente, quitte à passer par un éclatement du corps en plusieurs étapes.
Dernier exemple en date, le rapport du 16.06.08 du Haut Conseil de l’Education envisage de :
"Confier les missions d’accueil et d’information aux régions", ce qui avait été largement refusé par la profession en 2003,
"Placer les COP sous l’autorité des chefs d’établissement", ce qui ferait disparaître
la relative indépendance des CIO, élément important de la confiance des élèves et des familles,
"Arrêter de recruter les conseillers sur le mode actuel vers l’extinction du corps.
Confier les missions de conseil en orientation à des professeurs référents, aux CPE, et aux professeurs documentalistes",
"Quant aux conseillers d’orientation psychologues actuels, dont le recrutement ne
serait pas poursuivi, ils travailleraient également en établissement, le cas échéant après avoir reçu un complément de formation pour s’adapter à la nouvelle définition de l’emploi…".
Quel déni de nos compétences !!
Ce que nous voulons...
Que soit maintenue dans l’Education nationale une mission de conseil en orienta-
tion, exercée par des personnels formés, indépendants des chefs d’établissement, des branches patronales et des décideurs régionaux.
Que soit reconnue la dimension psychologique du conseil en orientation et donc le
maintien du recrutement au niveau licence de psychologie suivi de 2 ans de formation professionnelle pluridisciplinaire en tant qu’élèves fonctionnaires, aboutissant à un Diplôme d’Etat de conseil en orientation équivalent au Master Pro.
Qu’un pilotage national reconnaisse nos missions, les valorise et garantisse à tous les usagers une égalité de traitement.
Nous ne souhaitons devenir...
Ni des conseillers d’orientation psychologues discourant sur les métiers à la demande des branches professionnelles,
Ni des informateurs territoriaux sur le marché de l’emploi régional et à court terme,
Ni des coachs formant des élèves aux dures lois de la concurrence et de l’esprit de
compétition,
Ni des spécialistes du traitement de l’échec scolaire abordé d’un point de vue uniquement psychologique..
.
Mais bien rester des psychologues du conseil en orientation scolaire


