Tableaux d’avancement à la hors classe :
Saisie avis Chef établissement : du 1 février au 7 mars 2010
Saisie avis IPR : du 1 mars au 14 mars 2010
Une circulaire sur les tableaux d’avancement est disponible dans le cahier des circulaires de votre établissement
Notation administrative :
Du lundi 8 mars au mardi 30 mars : les proviseurs doivent vous faire signer la proposition de notation. Si vous voulez contester cette note, en voyez nous le double de cette contestation (CAPA début juin)
Mouvement Intra académique :
Le serveur pour le mouvement intra académique sera ouvert du 19 mars 2010 au 4 avril 2010 Les demandes de mutation avec un dossier handicap doivent parvenir au rectorat avant le 30 mars
Non, la CGT Educ’action estime que ce sont de nouvelles atteintes aux conditions de travail déjà très dégradées des enseignants !
Depuis le mois de janvier, Luc Chatel distille au compte-goutte les pistes dégagées par le rapport commandé à Michel Dellacasagrande sur le remplacement dans l’Education nationale.
Le 20 janvier 2010, M. Dellacasagrande avait rendu une première partie de son rapport, celle concernant le premier degré. L’idée de la création d’une Agence du remplacement qui avait justifié la suppression de plusieurs milliers de postes sur l’exercice 2008-2009 y était abandonnée.
Le 29 janvier 2010, M. Dellacasagrande a rendu la deuxième partie de ce rapport, encore non publié - ce que l’on peut déplorer - et l’on peut considérer que les pistes évoquées et expérimentées dans le premier degré (comme dans le département de l’Isère) sont tout simplement étendues au second degré. Rien de nouveau depuis.
Le but de ces propositions est de rendre le dispositif plus souple et plus réactif en permettant le remplacement, dès le premier jour, d’un professeur absent. Ce qui, en soi, est tout à fait positif.
D’abord il s’agirait, dans le premier et dans le second degré, d’élargir ou de diversifier dans leur forme les zones de remplacement, via des « conventions de service » entre circonscriptions, départements ou académies.
Nous dénonçons déjà les conditions inhumaines faites aux enseignants titulaires en zone de remplacement : remplacement sur des postes à l’année et donc non remboursement des frais de déplacement, progression dans la carrière ralentie, difficultés à s’insérer dans des équipes ou des projets pédagogiques, vie familiale impossible…
Nous n’imaginons pas que les zones de remplacement puissent être encore élargies alors qu’elles devraient au contraire être repensées de façon plus adaptée aux besoins et aux conditions de bien-être au travail des personnels.
La deuxième piste consiste à « diversifier et enrichir le vivier de remplaçants », soit par le biais d’un partenariat avec Pôle emploi et donc le recours à des personnels contractuels et non-titulaires, ce que nous dénonçons. Nous réclamons au contraire un plan de titularisation, après formation, sans concours de tous les personnels précaires de l’Éducation nationale. Ou encore par la « mobilisation de jeunes retraités » ou encore le recrutement, sous forme de vacations, d’étudiants n’ayant pas été admis aux concours. Ce que nous dénonçons, car nous exigeons qu’il y ait devant les élèves des personnels ayant reçu une formation de qualité. Enseigner est un métier qui ne s’improvise pas.
Le troisième moyen consiste à redynamiser le dispositif prévu par la loi Fillon sur l’Ecole d’avril 2005 -dispositif qui, pour des contraintes diverses, n’a jamais été réellement appliqué- et de recourir plus massivement aux remplacements internes aux établissements. Pour cela, il s’agit de réaffirmer et de redéfinir la fonction du chef d’établissement qui aurait, alors, un rôle central à jouer, le former aux pratiques du management afin de « mettre en action » des équipes pédagogiques déjà débordées de travail, parfois à saturation d’heures supplémentaires, et qui ne sont pas en mesure d’effectuer de nouvelles missions. Quant à la formation continue, elle se ferait sur le temps « non travaillé », ce qui sous-entend sur le temps qui n’est pas dans le vis-à-vis devant les élèves, ce qui témoigne de la méconnaissance ou du profond mépris du travail effectué par les enseignants.
Montreuil, le 17 février 2010
Plusieurs reportages* ont été diffusés dernièrement sur l’homophobie et, par extension, la transphobie qui perdurent dans les établissements scolaires. Bien que la société connaisse des avancées sur ces thèmes et qu’ils ne soient plus tabous, y compris dans l’éducation nationale, l’association SOS homophobie, qui intervient dans les établissements scolaires sur leur demande, note qu’il existe encore énormément d’hostilité lorsque l’on demande aux élèves, anonymement, de réagir sur l’homosexualité. Dans le dernier rapport de la HALDE portant sur le sujet, le risque du « sursuicidalité » des jeunes homosexuels est rappelé, confirmant les propos de la Défenseure des Enfants (que le gouvernement veut faire disparaître). Les actes à caractère homophobes (injures ou agressions) se banalisent dans l’Ecole sans que de réelles sanctions soient souvent prises. Toutefois, petit-à-petit, le ministère prend la question en considération. Depuis deux ans, la lutte contre l’ensemble des discriminations doit être inscrite dans les règlements intérieurs des établissements, en précisant sur quoi peuvent porter les discriminations. En 2009, le ministère de l’Education a lancé une campagne d’affichage, en partenariat avec SIDA info service, pour prévenir la discrimination homophobe. Celui de l’Enseignement Supérieur en a fait de même.
Toutefois, ces quelques (lentes) avancées ne sont pas suffisantes aux yeux de la CGT. Elle est investie dans la lutte contre les LGBTphobies en milieu scolaire par le biais de la FERC (Fédération de l’Education, de la Recherche et de la Culture) qui participe au « collectif éducation contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre » (composé de la FERC CGT, FSU, SGEN CFDT, UNSA Education, FCPE, UNEF, FIDL, UNL). Elle y revendique notamment l’extension des campagnes d’information aux collèges en plus des lycées et des universités, une réelle formation de l’ensemble des personnels sur la lutte contre les discriminations, en particulier celle liée aux LGBTphobies, une formation des élèves sur le même thème dès l’école élémentaire et la défense des personnes discriminées (usagers ou personnels, jeunes ou adultes).
Comme chaque année, le Président de la République adressera ses vœux aux personnels de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Que doit-on en attendre après ceux insipides adressés à la Nation au soir du 31 décembre ?
Un écran de fumée sans aucun doute destiné à masquer la véritable rupture entre les politiques menées en ces domaines les personnels et les usagers.
Ainsi en va-t-il de la réorganisation de l’école (évaluations, Rased…), des réformes du lycée, de la formation des maîtres, de l’absence réelle de reconnaissance du métier d’enseignant à travers le volet salarial notamment proposée par « le nouveau pacte de carrière ».
Ainsi en va-t-il des restructurations de la carte universitaire redessinée autour de Pôles de Recherche et d’Enseignement Supérieur au détriment des plus petits établissements, de l’éclatement du Cnrs, de l’Inserm en instituts, de l’Inra absorbé dans le « consortium » conduisant la recherche publique à un pilotage orienté massivement vers le court terme, y compris en matière d’innovation, à un asservissement aux industriels grâce au financement par les agences.
Au-delà de ces champs, c’est l’ensemble du service public d’éducation et de formation, voir la poursuite du démantèlement des Greta, de l’Afpa, du Cnam, qui est sacrifié par dilution dans les secteurs dits concurrentiels et marchands, c’est l’ensemble du service public culturel qui est balayé par le démantèlement du ministère de la Culture, la baisse des subventions aux opérateurs culturels au nom de la révision générale des politiques publiques.
Tout ceci s’ajoute aux suppressions massives de postes, 34 000 emplois dans la fonction publique de l’Etat dont 16 000 à l’Education Nationale.
Tout ceci s’accompagne de la remise en cause concrète, rapide, des statuts ainsi que des garanties collectives de tous les personnels.
La crise économique et sociale appelle à penser l’évolution des services publics comme réponse aux besoins de notre société, aux besoins de la population. Or, le gouvernement s’obstine à poursuivre sa politique de démantèlement des services publics, à poursuivre sa politique aveugle de suppression d’emplois publics.
Pour toutes ces raisons et comme l’an passé, la Ferc-Cgt décline l’invitation de Nicolas Sarkozy. C’est dans la rue le 21 janvier prochain qu’elle portera ses vœux pour imposer d’autres choix politiques au gouvernement et au patronat en faveur de l’emploi stable dans le privé et le public, des garanties statutaires et / ou collectives, de l’augmentation des salaires et des pensions, du développement des politiques publiques pour répondre aux besoins de la population et non aux exigences des actionnaires !
Montreuil, le 7 janvier 2010
49e Congrès Direction confédérale
Communiqué du Service de Presse de la Cgt mardi 1er décembre 2009
La Commission exécutive confédérale de la Cgt s’est réunie ce jour, 1er décembre 2009, en session ordinaire.
Contrairement à certaines affirmations contenues dans la presse, il n’y avait aucun point relatif à la constitution de la future direction confédérale à l’ordre du jour.
Conformément au processus statutaire, c’est le Comité confédéral national réuni lors du Congrès qui arrêtera ses propositions pour la formation de la Commission exécutive confédérale et du Bureau confédéral, avant le vote des syndicats réunis au 49ème Congrès.
Toute « information » publiée avant la réunion de ces instances n’est que pure spéculation.
Montreuil, le 1er décembre 2009
Améliorer la réussite scolaire de tous les jeunes, il n’y a rien de plus urgent !
Pétition contre les tests ADN
En instaurant des tests ADN pour prouver une filiation dans le cadre d’un regroupement familial, l’amendement Mariani, adopté par l’Assemblée Nationale, fait entrer la génétique dans l’ère d’une utilisation non plus simplement médicale et judiciaire mais dorénavant dévolue au contrôle étatique. Cette nouvelle donne pose trois séries de problèmes fondamentaux.