Source : La lettre de vie-publique.fr, n 188, 27 juillet 2010
Le 13 juillet dernier, le ministère de l’éducation nationale a rendu publics le nombre et la répartition des postes offerts aux concours de recrutement pour l’année 2011.
Les documents publiés concernent aussi bien le premier degré (recrutement des professeurs des écoles) allant de la première année de l’école maternelle à la dernière année de l’école élémentaire (enfants de 2 à 11 ans) que le second degré avec les concours de recrutement permettant d’enseigner en collège, en lycée, en lycée professionnel ou d’assurer des fonctions d’orientation ou d’éducation. Au total, 11 600 postes seront offerts aux concours en 2011. Ce chiffre est en baisse pour la cinquième année consécutive : pour 2010, il y avait encore 15 125 postes offerts et, en 2007, pratiquement le double (environ 22 000). Cette forte baisse touche cette fois essentiellement le premier degré : seulement environ 3 000 postes sont offerts aux concours contre 6 577 pour 2010. Dans le second degré, le nombre de postes reste à peu près identique à celui de l’année précédente (8 600 postes contre 8 548 pour 2010).
Les syndicats enseignants contestent le fait qu’il y aurait un "surnombre" d’enseignants dans le premier degré justifiant cette baisse constante du nombre de postes mis au concours. Selon eux, dans ce "surnombre" sont abusivement intégrés les enseignants exerçant des remplacements et ceux affectés à des tâches de soutien pour élèves en difficulté. Avec les organisations étudiantes, ils insistent aussi sur l’aspect pénalisant, voire décourageant, de cet effondrement des débouchés pour les étudiants alors que la réforme du recrutement des professeurs des écoles allonge notablement la durée de leur formation : master (bac + 5) au lieu de licence (bac + 3).
Des enseignants de Bléré viennent d’être sanctionnés financièrement car ils ont refusé de mettre en place l’aide personnalisée. Depuis l’application de cette mesure, les RASED, spécialisés pour l’aide aux élèves en difficulté sont démantelés( 1/3 des postes cette année sont concernés) .
L’année scolaire des élèves français est devenue une des plus courtes d’Europe (140 jours) et la journée de classe, une des plus longues d’Europe. Par leur action coup de poing, ces enseignants veulent dénoncer le mépris des rythmes de l’enfant et alerter sur le renoncement du gouvernement à aider les plus en difficulté.
Malgré les sanctions, ils sont déterminés et poursuivront leur action jusqu’à ce qu’ils soient entendus. Un courrier de soutien circule et il est possible signer la pétition sur le site www.mesopinions.com nom de la pétition : école est notre avenir.
BO du 3 septembre, circulaire applicable au 1er septembre :
Accueil des élèves (RLR : 510-0)
Mise en œuvre de la loi n° 2008-790 du 20 août 2008 créant un droit d’accueil au profit des élèves des écoles maternelles et élémentaires
circulaire n° 2008-111 du 26-8-2008 (NOR > MENB0800708C)
A retenir :
Les collègues qui décident de se mettre en grève un jeudi doivent le signaler à l’IEN ou à l’IA le lundi soir au plus tard (une sanction est prévue pour les grévistes non signalés mais un gréviste signalé peut décider le jour de la grève de travailler) ;
La commune peut employer, pour l’accueil des enfants, des personnels sans obligation en termes de qualification ou de taux d’encadrement ;
Des décrets sont encore à venir concernant la loi sur le service minimum d’accueil, notamment sur la prévention des conflits préalable au dépôt du préavis de grève :
Lors de sa séance du 18 mai 2006, le Conseil Supérieur de l’Education a donné un avis négatif sur le projet de décret sur l’apprentissage junior :
Contre : 38
Pour : 10 (dont SNALC, CFTC, MEDEF…)
Abstentions : 2 (dont la CGC)
voir la déclaration de la CGT
Il a également repoussé le projet de décret sur le contrat de responsabilité parentale :
Contre : 41
Pour : 3 (dont le MEDEF)
Abstentions : 7 (dont SNALC, CFTC, UNAF…)
voir la déclaration commune
Améliorer la réussite scolaire de tous les jeunes, il n’y a rien de plus urgent !








