Le 17 mai, devenu la Journée mondiale contre l’Homophobie, la Lesbophobie et la Transphobie, est l’occasion de marquer notre engagement pour gagner l’égalité pour les lesbiennes, gays, bisexuel(le)s et transgenres (LGBT).L’homosexualité et la transsexualité sont partout des facteurs de discrimination, cette dernière pouvant aller jusqu’à l’application de la peine de mort dans certains pays. Insultes, blagues, moqueries, harcèlement, discrimination, licenciement : l’homophobie, la lesbophobie et la transphobie au travail sont encore très fortes ; bien souvent sous des formes insidieuses et invisibles.22 % des appels ou des courriels reçus par l’Association Sos Homophobie concernent des salariés faisant ou ayant fait l’objet d’une procédure de licenciement. Les « politiques diversité » des entreprises ignorent le plus souvent les questions de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre.La CGT s’est toujours engagée à porter pleinement ses valeurs lors de cette Journée.Chacun(e) est appelé(e) à lutter contre ses propres préjugés, les attitudes, les propos, les violences, les discriminations et injustices dont sont victimes certaines personnes du seul fait de leur identité de genre et de leur orientation sexuelle.Pour la CGT, le combat contre une discrimination, quelle qu’elle soit, nourrit et renforce le combat contre l’ensemble des discriminations dont les employeurs se servent pour diviser les salarié(e)s, les mettant ainsi en concurrence : femmes / hommes, jeunes / seniors, hétérosexuels / homosexuels...Toute personne qui s’estime discriminée du fait de son orientation sexuelle ou de son identité de genre ne doit pas hésiter à saisir des élus CGT qui mettront tout en oeuvre pour lui venir en aide.Toute mesure discriminatoire peut-être contestée dans l’entreprise, devant le Conseil de Prud’hommes ou le tribunal administratif, et son annulation demandée.Avec la CGT gagnons l’égalité, faisons respecter les droits des LGBT et luttons contre les discriminations dont ils-elles sont victimes dans l’entreprise.Les élu(e)s CGT interviennent dans les comités d’entreprise pour revendiquer l’égalité d’accès aux activités sociales et culturelles pour tous les salarié(e)s, et négocient des accords dans les différentes branches professionnelles et entreprises pour conquérir de nouveaux droits pour tous les salarié(e)s quelles que soient leur orientation sexuelle et identité de genre.Le combat pour l’égalité fait avancer des droits pour tous et c’est par l’engagement de chacun(e) que nous la gagnerons.
A Tours, la CGT d’Indre-et-Loire appelle les salariés et les retraités à participer au rassemblement le 22 mai 2010 à 14h00, place des Halles.
Plusieurs reportages* ont été diffusés dernièrement sur l’homophobie et, par extension, la transphobie qui perdurent dans les établissements scolaires. Bien que la société connaisse des avancées sur ces thèmes et qu’ils ne soient plus tabous, y compris dans l’éducation nationale, l’association SOS homophobie, qui intervient dans les établissements scolaires sur leur demande, note qu’il existe encore énormément d’hostilité lorsque l’on demande aux élèves, anonymement, de réagir sur l’homosexualité. Dans le dernier rapport de la HALDE portant sur le sujet, le risque du « sursuicidalité » des jeunes homosexuels est rappelé, confirmant les propos de la Défenseure des Enfants (que le gouvernement veut faire disparaître). Les actes à caractère homophobes (injures ou agressions) se banalisent dans l’Ecole sans que de réelles sanctions soient souvent prises. Toutefois, petit-à-petit, le ministère prend la question en considération. Depuis deux ans, la lutte contre l’ensemble des discriminations doit être inscrite dans les règlements intérieurs des établissements, en précisant sur quoi peuvent porter les discriminations. En 2009, le ministère de l’Education a lancé une campagne d’affichage, en partenariat avec SIDA info service, pour prévenir la discrimination homophobe. Celui de l’Enseignement Supérieur en a fait de même.
Toutefois, ces quelques (lentes) avancées ne sont pas suffisantes aux yeux de la CGT. Elle est investie dans la lutte contre les LGBTphobies en milieu scolaire par le biais de la FERC (Fédération de l’Education, de la Recherche et de la Culture) qui participe au « collectif éducation contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre » (composé de la FERC CGT, FSU, SGEN CFDT, UNSA Education, FCPE, UNEF, FIDL, UNL). Elle y revendique notamment l’extension des campagnes d’information aux collèges en plus des lycées et des universités, une réelle formation de l’ensemble des personnels sur la lutte contre les discriminations, en particulier celle liée aux LGBTphobies, une formation des élèves sur le même thème dès l’école élémentaire et la défense des personnes discriminées (usagers ou personnels, jeunes ou adultes).
Nelson Da Silva a 19 ans, il est en France depuis bientôt 3 ans, ses parents l’ont envoyé avec son frère pour fuir le régime de Louanda en Angola. Quelques mois plus tard sa mère et ses plus jeunes frères et sœurs les ont rejoints. Son père n’a pas eu cette « chance », il a été assassiné. Nelson s’est vu refuser le statut de réfugié en janvier.
Dans la nuit de jeudi à vendredi dernier, il a été arrêté après un contrôle policier. Il est aujourd’hui en centre de rétention près de Roissy. Il risque d’être expulsé dans les jours qui viennent.
Nelson est depuis 2 ans scolarisé en CAP serrurerie métallerie au LP Gustave Eiffel à Tours et depuis quelques mois interne au lycée Grandmont. Il est en ce moment en train de passer ces épreuves de CAP et n’a pas pu se présenter à ses épreuves professionnelles lundi matin. Pour l’année prochaine, il a trouvé un patron prêt à le prendre en apprentissage
Aujourd’hui Nelson a construit sa vie en France, avec sa famille et ses amis.
Nelson ne doit pas être expulsé, sa famille, ses amis, ses professeurs se mobilisent et appellent, avec le soutien de RESF, à se rassembler jeudi 28 mai :
A 13h10 devant le Lycée Gustave Eiffel, avant la reprise des cours.
A 18h, place de la préfecture.
Pour nous la seule solution humaine et juste, c’est la libération et la régularisation de Nelson.
Les professeurs du lycée tiendront une conférence de presse à 13h devant le lycée, rue du maréchal Augereau à Tours nord.
Pétition contre les tests ADN
En instaurant des tests ADN pour prouver une filiation dans le cadre d’un regroupement familial, l’amendement Mariani, adopté par l’Assemblée Nationale, fait entrer la génétique dans l’ère d’une utilisation non plus simplement médicale et judiciaire mais dorénavant dévolue au contrôle étatique. Cette nouvelle donne pose trois séries de problèmes fondamentaux.











